L'occultisme procède de deux types de raisonnement indispensables à la vie spirituelle, mais dont la sciences qui procède par syllogismes n'as que faire: la connaissance par intuition et surtout le raisonnement analogique. Les deux mondes ( la magique et le rationnel), pourtant, ont beau être dépendants, des passerelles existent qui, permettant d'aller de l'un à l'autre, interdisent de rejeter l'occultisme de manière absolue. Marcelin Berthelot voit en l'alchimie < un côté expérimental qui n'a cessé de progresser durant tout le Moyen Age jusqu'à que la chimie moderne et positive en soit sortie>. N'en sont-ce pas des adeptes qui ont découvert la fabrications des gemmes industriels, le phosphore, les procédés de la teinture industrielle, ect,? Newton, de son coté, passait plus de temp devant son athanor qu'à travailler à la théorie de la gravitation universelle. Tycho Brahe et Kepler furent des astrologues convaincus. Quand à l'histoire de la médecine, elle ne peut se comprendre sans l'apport de l'école qui a combattu la médecine officielle (dogmatique). Or cette tendance a souvent évoqué un christianisme ésotérique, la Kabbale ou l'alchimie.
Coeur de l'hermétisme, se rencontrant avec plus ou moins d'éclat au détour de chaque discipline la constituant, la gnose, qui apparait au Ier siècle, vise à maintenir un fonds culturel que l'église rejette comme paÏen, ou hérétique. La gnose évoque alors une tradition que des initiés possédants une <science cachée>, voire un secret, se transméttent d'âge en âge. Cette tradition, disent-ils, englobe tous les cultes anciens ( Egypte, Perse, Inde, ect, ) et même un christianisme ésotérique qui est le vrai dépot de St Paul confia a Timothée et dont les meilleurs représentants furent St Denis l' Aéropagite, inités aux mystères d'Isis avant de devenir l'évêque d'Ath_nes, Julien l' Apostat, l'empereur chrétien qui voulut restaurer le culte de Cybèle, Synésius, évêque de Ptolémaïs, qui connaissait les philosophes alexandrins, et bien d'autre. Il avait donc fallu que s'imposât l'idée d'un philosophie pérenne pour que les penseurs dégageassent l'esprit commun des cultes qu'il défendaient. L'exemple de la mystique juive qui,sous le nom de Kabbale, se référait à une tradition antérieure à Moïse les y encourageait.
Non sans persécutions, la gestation du corpus de l'occultisme et sa diffusion se firent par des voies curieuses, le plus souvent par des groupe ce formant autour d'un maitre. Il faut considérer que l'histoire de la philosophie occulte ne se confond pas avec celle des sociétés secrètes comme l'Eglise cathare, la Rose-Croix ou la franc-maçonnerie. La naissance de ces derniers mouvements relève de motifs ostensiblement sociologique_ peux-être la convivialité du siècle des Lumières en ce qui concerne la maçonnerie française_, bien que cela ne les empêches pas de se servir de l'occultisme comme d'une idéologie, c'est-à-dire d'affirmer gràce à lui leurs différences.